Le SIDA n’est pas une maladie, c’est un phénomène, clame le sexologue

Sensibiliser, jeunes et moins jeunes, sur le Sida, et autres maladies sexuellement transmissibles, et briser le tabou sont les principaux objectifs de cette conférence-débat, organisée par un groupe d’ESCGistes : ARAFI Sofia, Rajaa AZIZI, Rania AARAS, Ibtissam BOUALI, Soulaîmane BENHADDOU et Rime BEKHALI

C’est un Doc SAMAD barbu et ému, à cause de la présence de ses parents, qui pénétra dans la salle de conférence ce vendredi 7 Février 2014 invité par un petit groupe d’ESCGistes pour briser le tabou du sexe et sensibiliser sur le sida jeunes et moins jeunes.

Le sida se manifeste, entame notre médecin sexologue, par la perte progressive des défenses immunitaires de l’organisme, qui devient sensible à toutes les infections opportunistes (tuberculose, pneumocytose, herpès virus 8 responsable du sarcome de Kaposi, etc.). Deux virus en sont responsables : VIH-1 et VIH-2. Le premier virus du sida fut isolé en 1983.

Le VIH est un rétrovirus qui se lie aux lymphocytes, principales cellules anti-infectieuses de notre système immunitaire. Il possède un taux de mutation très élevé, ce qui rend difficile la mise au point d’un vaccin.

Par ailleurs, poursuit notre coach de formation, le virus utilise le matériau de nos propres cellules (polymérases, ribosomes, ARN) pour se propager, de sorte qu’il est difficile d’enrayer sa progression sans affaiblir du même coup les lymphocytes.

Le VIH se transmet par trois voies : la voie sanguine (transfusion de sang, aiguilles contaminées, contact de plaies), la voie maternelle (contamination du fœtus par la mère séropositive et du nouveau-né par l’allaitement) et la voie sexuelle (par les muqueuses génitales).

L’infection à VIH a touché principalement les homosexuels à partenaires multiples qui ont été les premiers cas observés aux États-Unis. Puis l’épidémie a été révélée dans le monde occidental chez les transfusés, les hémophiles et les toxicomanes. Actuellement, le mode de transmission le plus important dans le monde entier est la voie sexuelle.

La recherche fondamentale et clinique vise à une meilleure connaissance du VIH, du sida, de son traitement et des stratégies visant à limiter son extension : mécanismes de réplication du VIH (entrée et multiplication du VIH dans les cellules humaines), variabilité du virus et de son cycle de vie, modes de transmission mais aussi de protection naturelle contre le virus, physiopathologie de l’infection et la réponse immunitaire, mise au point et test de candidats-vaccins.

La prévention, la compréhension de tous les déterminants de la contamination et l’information du grand public comme des communautés à risque sont également des priorités achève Doc SAMAD qui complaisamment s’est prêté à une séance photo avec ses fans.

IS, IR et TVA des augmentations en perspective lors de la présentation des principales mesures avancées par M. Mohamed LAHYANI, expert comptable et commissaire aux comptes et M. Saïd OURCHAKOU, chercheur en finances publiques et droit fiscal

Avant de présenter les deux conférenciers, M. Abdeslam CHRAIBI, modérateur, traça les grandes lignes de la conférence. Juste après, M. Mohamed LAHYANI, et M. Saïd OURCHAKOU, se relayèrent, chacun sa manière, pour décortiquer les principales mesures apportées par la Loi de Finance 2014, laquelle recèle que des augmentations.

En effet, la LF 2014 est caractérisé surtout par les nouvelles mesures fiscales qui entament un processus de réduction des dépenses fiscales.

Ces mesures annoncées à l’occasion des assises sur la fiscalité tenues en avril 2013 et recommandées par l’étude réalisée par le conseil économique et social auparavant prennent forme avec plus de précision.

Si la fiscalisation de l’agriculture demeure l’élément marquant de cette nouvelle « réforme fiscale », les mesures concernant la TVA constituent un virage dans la conception de la fonction de cet impôt poussé à se détacher de la fonction sociale et la fonction économique pour se concentrer sur la seule fonction financière. Les effets inflationnistes de telles mesures sont négligés.

Les mesures fiscales proposées dans le projet de la loi de finance 2014 concernent les trois impôts formant le système fiscal national : l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée.

IS. Imposition progressive des sociétés agricoles, à compter du 1er janvier 2014, des grandes sociétés agricoles réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 5.000.000 DH selon une démarche progressive. Les petites et moyennes exploitations agricoles et autres activités de nature agricole réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 5.000.000 DH demeurent exonérées.

IR. Révision des règles de détermination du bénéfice forfaitaire. Il est proposé d’instituer des obligations comptables allégées pour les contribuables soumis au régime du bénéfice forfaitaire. Institution d’une obligation pour tous les contribuables soumis au régime du bénéfice forfaitaire de tenir un registre visé par un responsable relevant du service d’assiette, sur lequel seront enregistrées toutes les sommes versées, au titre des achats appuyés de pièces justificatives, ainsi que les ventes.

Suppression de l’exonération des revenus provenant de la location des nouvelles constructions. Institution pour les professions libérales de l’obligation de télé déclaration et télépaiement.

TVA. Elargissement de l’assiette, progression dans le processus du rapprochement des taux pour les limiter à deux taux, suppression de la règle du décalage d’un mois, institution du système d’auto liquidation et généralisation du remboursement.

Application du taux de 10% ou de 20% à certains produits ou services exonérés. Suppression de la règle de décalage d’un mois. Institution du régime de l’auto liquidation.

MESURES COMMUNES Suppression de l’obligation pour le bailleur de logements sociaux de joindre le cahier des charges à la déclaration. Fixation du prix de vente du mètre carré du logement destiné à la classe moyenne à 6.000 DH, hors taxe.

Le campus universitaire de l’ESCG a abrité l’espace d’un week-end, le 12 et 13 Avril2014, une conférence-débat sur la presse en ligne au Maroc.

Cette conférence à laquelle des journalistes, des universitaires et des spécialistes du journalisme électronique ont été conviés pour apporter leur contribution au débat, traita du rôle que joue la formation (et de la presse en ligne au Maroc) dans la promotion de la liberté d’expression et du droit à l’information du citoyen.

Les intervenants ont évoqué l’extension de l’utilisation des réseaux sociaux au Maroc, durant les dernières années. Par ailleurs la thématique du journalisme citoyen a été abordée par les participants, ainsi que son rôle primordial qui consiste à informer le citoyen.