Après Clermont-Ferrand en France, Barcelone et Marbella en Espagne (cf. : Publication n°1 de la revue parue en 2009) l’ESCG des Affaires, a choisi Istanbul, successivement dénommée autrefois Byzance puis Constantinople, en Turquie pour effectuer un voyage d’étude et de détente, fin Avril-début Mai 2010.

De prime abord, il convient d’insister sur la finalité du voyage à Istanbul : l’Etude. Sous la houlette de M. CHRAÏBI, directeur et M. Brahim SABRI, représentant le corps professoral accompagnateur – MM. NASSIMI et KHARRAZ, respectivement professeurs de comptabilité analytique et informatique de gestion-, les étudiants de l’ESCG se sont rendus à « Istanbul Commerce University », l’une des 15 universités privées de l’ancienne capitale, où ils assistèrent à une simulation de cours avant de se prêter au rituel jeu des questions-réponses. De formel, l’accueil initial des étudiants turcs et de leur enseignant devint chaleureux en un rien de temps, ce qui permit un échange fructueux entre les 2 groupes en même temps si loin et si proches. Ainsi, découvrirent-ils, au-delàs des quelques différences inhérentes à l’éloignement géographique et linguistique, nombre de similitudes notamment entre les deux systèmes éducatifs et leur perspective d’évolution. En guise d’adieu, ce fut un sincère « Au revoir », puisque nos étudiants invitèrent leurs hôtes à venir découvrir Tanger.

Mais, pourquoi la Turquie ? Est-ce dû au fait qu’elle représente le berceau de bien des civilisations ? Alexandre le Grand, l’Empereur Constantin, Soliman le Magnifique etc. ont vécu sur cette terre et en ont fait un fabuleux mélange de cultures. Est-ce sa beauté naturelle ? La nature a certainement souhaité que les paysages de Turquie soient aussi contrastés que les empires qui s’y sont succédés. Est-ce par exotisme ? Rattachée en même temps à l’Orient et l’Occident, elle fut pendant longtemps, le passage terrestre obligé des voyageurs à destination du Moyen-Orient, de l’Inde et de la Chine et tout ce que cela suggère comme dépaysement, nostalgies, goûts des départs et de l’ailleurs. L’occasion de revenir, brièvement, sur les voyages, avant d’étaler les péripéties d’un parcours à la fois pétillant et immensément enrichissant.

Jadis, l’apanage de quelques privilégiés, le voyage, aujourd’hui, s’est considérablement développé et démocratisé pour atteindre les couches moyennes de la société, avec l’avènement de moyens de transports modernes, de plus en plus rapides et confortables, le <span class= »hmami »>chemin de fer</span> d’abord, puis l'<span class= »hmami »>automobile</span> et dans notre cas l'<span class= »hmami »>avion</span>.

A cheval entre deux continents, la Turquie est un kaléidoscope de paysages naturels, de la Cappadoce à Pamukkale. Reflet de sa diversité culturelle, sa cuisine, riche en mets locaux aux saveurs asiatiques, orientales et méditerranéennes, fait voyager vos papilles un peu partout dans le monde.

Ville aux identités multiples, étendue sur les lèvres du Bosphore sur près de 100 km, symbolisant la frontière entre Europe et Asie, Istanbul (Capitale de l’Empire ottoman de 1453 à 1923) est une ville merveilleuse où trois cultures s’empilent : byzantine, ottomane et républicaine. Le passé a laissé maints vestiges, encore bien visibles dans toute la ville, une mégapole d’une quinzaine de millions d’habitants (la plus grosse d’Europe), à visiter obligatoirement, dont : 1- La « Mosquée bleue », 2- Le « Palais Topkapi », 3- Le « Grand Bazar » dans l’ancienne ville, 4- Le « Bosphore » et 5- « Les îles aux Princes ».

Primo. Construite entre 1609 et 1616, pendant le règne du sultan Ahmet Ier, « La Mosquée bleue » est une des mosquées historiques les plus connues pour les mosaïques bleues qui ornent aussi bien les murs de son intérieur que les vitraux et la grande coupole. Elle comporte également une tombe du fondateur, une medersa et un hospice et reçoit le privilège islamique de présenter six <span class= »hmami »>minarets</span>, fait unique au monde : seule <span class= »hmami »>la Ka’ba</span> à <span class= »hmami »>la Mecque</span> en dispose de sept.

Secundo. Résidence urbaine, principale et officielle du <span class= »hmami »>sultan ottoman</span>, le palais de Topkapi (étendu sur 700 000 m², entouré de cinq kilomètres de remparts) fut construit en <span class= »hmami »>1459</span> par <span class= »hmami »>Mehmed II</span> sur l’emplacement de l’<span class= »hmami »>acropole</span> de l’antique <span class= »hmami »>Byzance</span> et domine la <span class= »hmami »>Corne d’Or</span>, le <span class= »hmami »>Bosphore</span> et la <span class= »hmami »>mer de Marmara</span>. Transformé en <span class= »hmami »>musée</span> de l’ère ottomane, le palais est un complexe architectural composé de quatre cours principales et de nombreux bâtiments annexes ; il comporte des centaines de pièces et de chambres. Il offre de nombreux exemples de l’architecture ottomane et conserve d’importantes collections de <span class= »hmami »>porcelaine</span>, de vêtements, d’armes, de boucliers, d’armures, de miniatures ottomanes, de manuscrits de <span class= »hmami »>calligraphie islamique</span> et de peintures murales, ainsi qu’une exposition permanente du trésor et de la <span class= »hmami »>joaillerie</span> de l’époque ottomane, et d’impressionnantes reliques du prophète (Salla Allahou alayhi wa sallam).

Tertio. Le grand bazar, version moderne de la caverne d’Ali Baba, est une ville dans la ville où convergent les produits d’Orient. Terminus de la route de la soie, lieu d’échange entre Orient et Occident, ce lieu, où tout est ordonné, agencé, réparti, n’a rien perdu de sa magie. Bijoux, cuirs, tapis, céramiques, tissus, cuivres, antiquités, épices, restaurants,… mais surtout une ambiance due au fait que cet endroit (un véritable labyrinthe, au demeurant) est clos et où les murs sont peints de fioritures et autres arabesques.

Quatro. Le Bosphore est le <span class= »hmami »>détroit</span> qui relie la <span class= »hmami »>mer Noire</span> à la <span class= »hmami »>mer Marmara</span> et marque, avec les <span class= »hmami »>Dardanelles</span>, la limite méridionale entre les continents <span class= »hmami »>asiatique et européen</span>. Il est long de 32 kilomètres pour une largeur de 550 à 3 000 mètres. Il sépare les deux parties anatolienne (Asie) et <span class= »hmami »>rouméliote</span> (Europe) de la province d'<span class= »hmami »>Istanbul</span>. Ce véritable canal serpente dans Istanbul tel un fleuve et permet à la mer Noire de communiquer avec la mer de Marmara puis ensuite à la mer Méditerranée via le détroit de Dardanelles.

Quinto. A l’embouchure du Bosphore, le chapelet des 8 îles aux Princes, beau patchwork de religions et de cultures, est un lieu vraiment très particulier. Lorsqu’on a débarqué sur ces îles, on a été surpris par la quiétude, et pour cause, il n’y a pas de voiture mais seulement des phaétons tirés par des chevaux. Cette tranquillité est d’un contraste saisissant après le tumulte stambouliote ! Une ambiance d’antan règne dans la place principale : un régal pour les 5 sens! Loin des embouteillages, du bruit, de la foule, de la pollution, nous nous sommes prélassés dans la première île (la dernière en venant de Thrace, la partie européenne) et certainement la plus belle, Buyuk Ada, parsemée de pinèdes, lieu de villégiature des Princes byzantins et où se côtoient, comme partout ailleurs à Istanbul, églises et mosquées.

Témoignages : BENOMAR «Pour parachever mon éducation, à l’instar de nombreux jeunes de mon époque qui vont partout en <span class= »hmami »>Europe</span>, j’ai décidé d’effectuer ce voyage, à Istanbul en Turquie, surtout pour son intérêt culturel et esthétique »…HAMMADI « J’ai vraiment été très impressionné par la modernité de la Turquie. Son infrastructure n’a rien à envier aux plus grandes capitales mondiales »… ALAOUI « Ce voyage est en même temps instructif et relaxant »…ERRACHIDI « Personnellement, des voyages tels que celui qu’on vient de faire en Turquie, j’en raffole. A chaque fois, je profite de l’occasion pour découvrir les richesses artistiques et archéologiques du pays visité ».

Rappelons que les voyages jouèrent un rôle prépondérant dans la naissance de l'<span class= »hmami »>archéologie</span>, avec la découverte d’anciens monuments et, à travers ces vestiges du passé, nombre de civilisations méconnues notamment ; et, de nos jours, ils jouent un rôle non moins éminent dans la genèse des futures élites dont l’ESCG des affaires ambitionne de façonner le goût, l’intelligence et donc le profil, par le biais d’études in situ, d’élargissement de la culture générale des étudiants, de l’ouverture de leur champ de vision etc..